La musique Rock ‘n’ roll des années 1950 s’accompagne de diverses danses. Une partie d’entre elles ont une origine antérieure comme le Lindy Hop, le Jitterbug, le swing 6 temps appelé aujourd’hui Rock à 6 temps, le Boogie Woogie (Allemagne), la danse Be-Bop (France), le Jive (Angleterre). Une autre danse naît à peine un an après la création de la musique rock ‘n’ roll. Il s’agit du rock à 4 temps qui est la première danse de couple dansé avec une rythmique bras de base 1, 2, 3 et 4.
Les rock les plus répandus en France étant le rock à quatre temps et le rock à six temps. Les deux versions sont composées de passes plus ou moins complexes. Celles-ci sont indénombrables et chaque danseur connaît un nombre de passes plus ou moins important selon son niveau. C’est le cavalier qui guide la danse et décide des passes à réaliser.
Il existe également des danses rock en solo, par exemple le Madison.
Le Rock à quatre temps
Le rock à quatre temps est une danse originaire de France.
Les temps sont marqués par les mouvements de bras depuis les années 1970 car avant il était exclusivement en pas. La rythmique est donnée par les bras un, deux, trois et quatre.
Dansé par un danseur débutant ou intermédiaire, il peut sembler saccadé ou statique du fait d’une rythmique des bras approximative. Mais dansé par un danseur plus expérimenté, les mouvements sont fluides et rapides. L’absence de règles de déplacement permet au couple de personnaliser son style sachant qu’il n’est pas possible techniquement de faire ce que l’on souhaite. Il existe donc dans les pas une certaine chorégraphie imposée par les passes elles-mêmes.
Le rock à quatre temps se danse tant sur du rock traditionnel que sur de la musique actuelle, même si les puristes préfèrent le rock des années 50/60. Il peut être mis dans cette danse de couple des ajouts de rock acrobatique.
Le Rock à six temps
Elle s’inspire du Swing des années 1938-1939 mais avec une plus grande variété de figures.
Les temps sont marqués par des pas précis. C’est la présence de pas qui permet d’obtenir la force nécessaire à l’exécution de rotation rapides, tout en gardant les membres supérieurs souples.
Le terme « six temps » correspond à six temps musicaux mais comporte huit appuis. En effet, les appuis se comptent ainsi : « un, deux, trois et quatre, cinq et six ». Chaque mot (y compris les deux « et ») correspondent à un appui. Cela dit, ceux-ci sont exécutés rapidement (ils tombent entre deux temps, au milieu ou aux 2/3 suivant le type de musique) et ces huit appuis correspondent donc à six temps musicaux.
Parmi ces 6 temps, les deux premiers sont traditionnellement utilisés comme amorce. Le léger recul simultané du couple va créer dans la connexion une tension créant un effet ressort permettant l’exécution des figures. Les quatre temps suivants (3 et 4, 5 et 6) sont les temps utilisés pour le déplacement de la cavalière. Bien que la plupart des passes se fassent en 6 temps, il est possible de combiner certaines passes afin d’obtenir des passes de 8, 10, voire 12 temps.
Ainsi, une différence notable avec le rock 4 temps est que les passes ne coïncident généralement pas avec la mesure de 4 temps.
La danse se fait sur une droite imaginaire (ligne de danse) décrite par la cavalière, et les danseurs, sauf exception, s’écartent peu de cette « ligne de danse », afin de ne pas gêner les autres danseurs.
Le pas de base est, pour le garçon (avec entre parenthèses, le comptage sur la musique) :
– un « rock-step » : pied gauche légèrement en arrière, puis pied droit sur place (« un-deux », appelé aussi « rock-step »)
– un chassé vers la gauche : gauche-droite-gauche (« trois et quatre »)
– un chassé vers la droite : droite-gauche-droite (« cinq et six »)
Puis on recommence : pied gauche en arrière, etc.
Pour la fille, les pas sont en miroir par rapport au garçon (rock-step pied droit en arrière, puis droite-gauche-droite, gauche-droite-gauche, etc.) À chaque pas on effectue un transfert complet du poids du corps.
Sur un rythme rapide, il est possible de simplifier les pas pour éviter le piétinement : au lieu de danser « un, deux, trois et quatre, cinq et six », il suffit de marquer « un, deux, pas, pas, pas, pas », où deux « pas » remplacent le triple piétinement et durent deux temps musicaux. Le jeu de jambe est moins esthétique, mais cela permet de suivre des rythmes bien plus rapides.
Des danseurs et danseuses intermédiaires et expérimentés remplaceront occasionnellement le pas de base par un jeu de jambe, ce qui ne changera pas la passe, mais donnera plus de style à la danse, et personnalisera ainsi le style du danseur et de la danseuse.
