Infos danses

Informations sur les danses pratiquées

SalsaBachataKizombaRock’n RollBoogie-woogie

La Salsa

La salsa se danse en 8 temps avec 6 temps dansés et 2 temps de pause. Les pas se comptent ainsi : «1,2,3,( ),5,6,7,( )». Les temps 4 et 8 ne sont pas comptés car ce sont les temps de pause.

Les pas du cavalier et de la cavalière s’effectuent en miroir : lorsque le cavalier effectue les pas des 4 premiers temps, la cavalière effectue ceux des 4 derniers, qui sont inversés ; par exemple, si le cavalier déplace son pied gauche, la cavalière déplace son pied droit.

Il existe différents styles de salsa, chacune ayant puisée ses influences de part ses origines et ses évolutions dans le temps :

La salsa cubaine (ou casino), la plus rencontrée en Europe et la plus pratiquée en France.

Le style cubain vient de la danse casino des années 1950, telle que pratiquée dans les chorégraphies du Tropicana, fameux club de La Havane, et prend ses racines dans le son cubain : très africain, « dans le sol », les gestes sont économisés — on peut le danser dans des endroits bondés –, les passes épurées, il n’y a pas de jeux de jambes. Le couple se déplace essentiellement en décrivant des cercles successifs. C’est avant tout une danse de la rue, populaire, sociale. Il se danse normalement sur le temps « 1 », , au contraire du son cubain traditionnel où le « 1 », est suggéré par une mise en suspension du corps.

La rueda de casino, une variante de ce style, consiste en des rondes (rueda) de couples où un meneur (la madre) annonce les passes à venir. Tous les danseurs effectuent ces passes en même temps, de sorte que les danseurs changent fréquemment de partenaire.

La salsa portoricaine, une danse en ligne, certainement la plus technique…

La salsa proprement dite, improprement appelée « portoricaine » en France, style le plus courant dans le monde, dont la caractéristique est de respecter une ligne de danse.

En danse, l’appellation salsa « portoricaine » (ou « porto ») est typiquement française (en musique, la salsa portoricaine (salsa puertorriqueña en espagnol), désigne normalement n’importe quel style de musique salsa jouée par des portoricains, mais en France cela désigne les musiques préférées des danseurs de salsa : la salsa “dura” des années 1970 (Fania et autres) ou de groupes actuels faisant revivre le son de cette époque, certains mambos et morceaux de latin jazz, etc.).
Ce style ne vient absolument pas de Porto Rico mais des États-Unis. Les Français appellent les différents style de “salsa en ligne” salsa portoricaine car c’est lors d’un congrès de salsa qui avait lieu à Porto Rico que des danseurs français ont découvert cette façon de danser qui est originaire des États-Unis en fait (Eddie Torres est considéré comme un des fondateurs de cette danse).

Le style new-yorkais

Dans le style new-yorkais, on respecte une ligne de danse. Il s’agit du style où la danseuse tourne le plus sur elle-même. On peut le qualifier de plus démonstratif : il inclut en particulier de nombreux jeux de jambes (shines, de l’anglais shoe shine signifiant “cirage de chaussure”, comme par exemple le Suzie Q). À l’inverse du précédent, ce style de salsa se danse « sur le temps faible (2e temps) », ce qui signifie que le changement de direction (le break) s’effectue sur le 2e temps. Il dérive du mambo.

Le style de Los Angeles

Le style de Los Angeles (L.A. Style) est proche du style New Yorkais, mais se danse sur le “1” et peut être acrobatique.

La salsa colombienne, plus particulièrement pratiqué en Amérique latine, rapide et spéctaculaire

Le style colombien, plus nerveux et légèrement sautillant, très pratiqué en Amérique latine. Les colombiens aiment à danser sur les disques de boogaloo qu’ils passent à vitesse supérieure (33 tours passé en 45 tours, 45 tours en 78 tours).

Il consiste en une danse très proche du corps de son/sa partenaire, où prime l’esthétique et le caractère plus que le mouvement ou les figures. Les jeux de jambes sont généralement plus complexes que pour les autres styles, tirant parfois vers le twist.

La salsa appelé caleña (originaire de la ville de Cali) a plusieurs différences sur la salsa cubaine et New York : un timing basé non pas sur le rythme mais sur la mélodie (différence la plus notable), des pas plus rapides et des changements soudains sur la chanson. À la fin de les années 60, à Cali, les danseurs de salsa, habités par le rythme jouent les disques 33 tours en 45 tours : cela les met en valeur, et montre l’agilité de ces danseurs, pour la plupart issus de la communauté afro-colombienne en provenance de la ville de Buenaventura.
On dit aussi pour cette raison que la salsa est la voix de peuple pauvre qui a fait sa révolution à travers la salsa, pendant que dans le monde les Beatles étaient en pleine explosion…

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La Bachata

La bachata est un rythme dansant originaire de République dominicaine, plein de folklore. On peut le considérer comme un mélange de boléro (surtout, le boléro rythmique) avec d’autres influences musicales d’origine africaine et avec d’autres styles comme le son, le merengue, le cha-cha-cha et le tango.
La bachata est jouée par plusieurs guitares (deux ou trois), accompagnées de percussions (bongomaracasgüira) et une basse. On parle aussi de bolerocampesinobolero antillano ou cancion del amargue, une musique associée pendant longtemps aux couches sociales les plus défavorisées de Saint-Domingue1.

Au tout début, la bachata était dédaignée car c’était une musique qui provenait des classes sociales basses.

À ses débuts, elle était très peu diffusée en radio. Mais l’intérêt a surgi à partir des années 1980, avec l’expansion des moyens massifs de communication, avec l’apogée du tourisme, et avec l’effort de quelques compositeurs qui ont vu qu’avait surgi un nouveau genre. Les auteurs comme Juan Luis Guerra et Víctor Víctor dans les années 1990, et de Luis Días depuis 1980, ont apporté une vision plus moderne et urbaine.

L’expansion du tourisme en République dominicaine dans les années 1980 a fait donner à la bachata une popularité internationale, et est devenue un symbole de la République dominicaine.

La danse

Le mouvement basique de la danse est une série de pas simples qui produit un mouvement d’avant en arrière, ou d’un côté à l’autre. Un schéma représentatif serait de la manière suivante : avec le pied gauche, faites un pas vers la gauche, puis ramener le pied droit à côté du pied gauche 2 fois de suite, les 4 premiers temps. Faites aussi de même vers la droite en commençant par le pied droit, pour le retour. Sur le quatrième temps et le huitième temps, pointez respectivement le pied droit puis le pied gauche. Le caractère de la danse est obtenu par un mouvement sensuel du corps et de la hanche qui garde une similitude avec certaines danses africaines.

Cette danse latine se danse généralement dans les soirées de salsa où elle est insérée par moment. Peu de cours existent encore pour cette danse mais se développent.

La rueda de bachata est une manière de danser la bachata à plusieurs couples en effectuant les mêmes figures annoncées par une personne, à la manière de la rueda de casino.

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La Kizomba

Le kizomba est un genre musical originaire de l’Angola, qui est devenu populaire en Europe.

Il s’est d’abord répandue dans les pays lusophones puis dans les pays européens et ensuite dans des pays non-européens (États-Unis,…).

C’est un dérivé du semba, lui-même dérivé du terme Zemba, un ancêtre de la samba brésilienne, et de zouk antillais, après que Kassav’ ait donné un concert à Luanda en 1985.

La danse Kizomba (au sens strict) se caractérise par sa langueur et sa sensualité.

Descendant du Semba et du Zouk, le kizomba est appelé à tort le “tango africain”, la dénomination de “zouk africain” étant bien plus juste.
Le tronc demeure fixe et néanmoins souple, tandis que le bas du corps est beaucoup plus énergique. En règle générale, l’espace dans lequel se meut le couple est réduit à son strict minimum et les mouvements, bien qu’élaborés, sont économisés. En revanche, la danse Semba (a ne pas confondre avec le kizomba), correspondant à la musique Semba, autorise et se caractérise par des déplacements plus rapides et plus énergiques, le tout dans un style festif.

Bien que nés en Angola, le genre musical Kizomba, et la danse qui l’accompagne se sont développés dans l’ensemble des pays d’Afrique lusophones (Guinée-BissauCap-vertMozambiqueSao Tomé, etc.). Cela a engendré la naissance de styles très caractéristiques de certaines zones géographiques, tant en ce qui concerne la musique que la danse.

Pour ce qui concerne la danse Kizomba il existe trois styles : un style angolais, un style capverdien et un style portugais.

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Le Rock’N Roll

La musique Rock ‘n’ roll des années 1950 s’accompagne de diverses danses. Une partie d’entre elles ont une origine antérieure comme le Lindy Hop, le Jitterbug, le swing 6 temps appelé aujourd’hui Rock à 6 temps, le Boogie Woogie (Allemagne), la danse Be-Bop (France), le Jive (Angleterre). Une autre danse naît à peine un an après la création de la musique rock ‘n’ roll. Il s’agit du rock à 4 temps qui est la première danse de couple dansé avec une rythmique bras de base 1, 2, 3 et 4.

Les rock les plus répandus en France étant le rock à quatre temps et le rock à six temps. Les deux versions sont composées de passes plus ou moins complexes. Celles-ci sont indénombrables et chaque danseur connaît un nombre de passes plus ou moins important selon son niveau. C’est le cavalier qui guide la danse et décide des passes à réaliser.

Il existe également des danses rock en solo, par exemple le Madison.

Le Rock à quatre temps

Le rock à quatre temps est une danse originaire de France.

Les temps sont marqués par les mouvements de bras depuis les années 1970 car avant il était exclusivement en pas. La rythmique est donnée par les bras un, deux, trois et quatre.

Dansé par un danseur débutant ou intermédiaire, il peut sembler saccadé ou statique du fait d’une rythmique des bras approximative. Mais dansé par un danseur plus expérimenté, les mouvements sont fluides et rapides. L’absence de règles de déplacement permet au couple de personnaliser son style sachant qu’il n’est pas possible techniquement de faire ce que l’on souhaite. Il existe donc dans les pas une certaine chorégraphie imposée par les passes elles-mêmes.

Le rock à quatre temps se danse tant sur du rock traditionnel que sur de la musique actuelle, même si les puristes préfèrent le rock des années 50/60. Il peut être mis dans cette danse de couple des ajouts de rock acrobatique.

Le Rock à six temps

Elle s’inspire du Swing des années 1938-1939 mais avec une plus grande variété de figures.

Les temps sont marqués par des pas précis. C’est la présence de pas qui permet d’obtenir la force nécessaire à l’exécution de rotation rapides, tout en gardant les membres supérieurs souples.

Le terme « six temps » correspond à six temps musicaux mais comporte huit appuis. En effet, les appuis se comptent ainsi : « un, deux, trois et quatre, cinq et six ». Chaque mot (y compris les deux « et ») correspondent à un appui. Cela dit, ceux-ci sont exécutés rapidement (ils tombent entre deux temps, au milieu ou aux 2/3 suivant le type de musique) et ces huit appuis correspondent donc à six temps musicaux.

Parmi ces 6 temps, les deux premiers sont traditionnellement utilisés comme amorce. Le léger recul simultané du couple va créer dans la connexion une tension créant un effet ressort permettant l’exécution des figures. Les quatre temps suivants (3 et 4, 5 et 6) sont les temps utilisés pour le déplacement de la cavalière. Bien que la plupart des passes se fassent en 6 temps, il est possible de combiner certaines passes afin d’obtenir des passes de 8, 10, voire 12 temps.

Ainsi, une différence notable avec le rock 4 temps est que les passes ne coïncident généralement pas avec la mesure de 4 temps.

La danse se fait sur une droite imaginaire (ligne de danse) décrite par la cavalière, et les danseurs, sauf exception, s’écartent peu de cette « ligne de danse », afin de ne pas gêner les autres danseurs.

Le pas de base est, pour le garçon (avec entre parenthèses, le comptage sur la musique) :

– un “rock-step” : pied gauche légèrement en arrière, puis pied droit sur place (“un-deux”, appelé aussi “rock-step”)
– un chassé vers la gauche : gauche-droite-gauche (“trois et quatre”)
– un chassé vers la droite : droite-gauche-droite (“cinq et six”)

Puis on recommence : pied gauche en arrière, etc.

Pour la fille, les pas sont en miroir par rapport au garçon (rock-step pied droit en arrière, puis droite-gauche-droite, gauche-droite-gauche, etc.) À chaque pas on effectue un transfert complet du poids du corps.

Sur un rythme rapide, il est possible de simplifier les pas pour éviter le piétinement : au lieu de danser « un, deux, trois et quatre, cinq et six », il suffit de marquer « un, deux, pas, pas, pas, pas », où deux « pas » remplacent le triple piétinement et durent deux temps musicaux. Le jeu de jambe est moins esthétique, mais cela permet de suivre des rythmes bien plus rapides.

Des danseurs et danseuses intermédiaires et expérimentés remplaceront occasionnellement le pas de base par un jeu de jambe, ce qui ne changera pas la passe, mais donnera plus de style à la danse, et personnalisera ainsi le style du danseur et de la danseuse.

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Boogie-woogie

Le Boogie est une danse du courant Swing (comme le lindy-hop, le balboa, etc.) se dansant essentiellement sur du Boogie-woogie (d’où le nom).

Le style du boogie est à cheval entre le rock’n’roll (pas de base en 6 temps) et le lindy-hop (aspect swingué et interprétation).

La posture est très importante car elle permet :

– le guidage
– d’avoir LE style boogie

La position est :

– poids du corps sur les pointes des pieds
– jambes fléchies
– dos cambré avec le bassin légèrement “poussé derrière”.
– le cadre bras droit-buste-bras gauche doit rester tenu tout au long de la danse
– la connexion se fait essentiellement par la main gauche du partenaire tenant, avec la main en cuillère, la main de la danseuse
– les avant-bras sont dans le prolongement l’un de l’autre

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